Luc Schuhmacher (F)

Né en 1983
Vit et travaille à Paris, France

Project room :
Du 19 janvier au 25 février 2012
Les installations sonores de Luc Schuhmacher s’écoutent dans des lieux précis « supports » du temps, de l’identité de chaque œuvre. Elles prennent leurs places dans un escalier, à l’arrière de taxi… L’artiste commence son travail avec une histoire. L’idée s’en dégage avec un espace pour la recevoir. Les mots s’enchaînent au rythme des nuits d’insomnie. Les titres ont leur importance et résonnent intérieurement au son de la voix de l’artiste.

Artiste multiple, Luc Schuhmacher se crée parfois vidéaste, dessinateur, et accompagne sa voix de films, d’esquisses prises l’instant d’un doute, d’une incertitude.

«Parcours très chaotique. Mais, je crois que c’est une obsession qui a commencé assez jeune. Quand j’étais petit je voulais être un rat de bibliothèque ou faire l’école du Louvre, être conservateur. Lorsque il a été question de rentrer au lycée, j’ai choisi l’option arts plastiques. J’y allais surtout pour l’histoire de l’art, sauf qu’il y avait aussi de la pratique.
Au début, j’étais assez bloqué, et puis il y a eu ce moment où j’ai pris un plaisir fou. Après le lycée, j’ai fait une école prépa à Paris. Au bout d’un mois, je savais déjà que je voulais partir.
Je commençais à faire le tour des galeries, et c’était l’époque où Yvon Lambert a agrandi son espace. Je suis passé et je leur ai dit : « Je suis dans une école que je déteste et j’aimerais bosser avec vous ! », et en gros ils m’ont répondu : « Tu commences maintenant.»
J’y suis resté 7 mois et j’y ai beaucoup appris. Après cette année-là, un évènement perturbateur me rapatrie dans ma ville natale pendant un an. Puis, je rentre en fac d’arts plastiques à Paris 8.
J’ai commencé à faire des petites choses. J’avais un ami qui présentait les Beaux-Arts de Paris, il m’a demandé de le faire avec lui.
J’aimais beaucoup la fac, j’y ai fait des rencontres très intéressantes, des gens passionnés, mais j’ai été pris aux Beaux-arts… J’y ai rencontré deux chefs d’atelier, notamment Claude Closky. Le travail de Claude, j’ai pas honte de le dire, parfois je ne suis pas sûr de tout saisir. Parfois, l’art c’est aussi ça.»
Luc Schuhmacher

Courtesy Backslash Gallery, Paris

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